Toi qui a étudié la psychomotricité avec passion. Toi qui adores ton métier. Encore toi qui donne le meilleur de toi-même à chaque séance & pour chacun de tes patients.
Toi qui doute de la pertinence de ce que tu proposes. Parce que tu manques de repères solides sur lesquels t’appuyer pour penser ton métier, construire tes séances et faire évoluer tes patients. Toi qui te sens parfois inefficace au point d’attribuer les progrès de tes patients au temps qui passe.
Entre le boulot (administratif + clinique) que représente le suivi de tes patients et cette impression tenace de devoir réinventer tes interventions à chaque nouvelle séance, c’est facile de douter de sa légitimité …
Et quand tu as la tête dans le guidon du quotidien, tu te retrouves en mode survie dans une espèce de mélasse mentale où les données du bilan et les objectifs du patient ne sont plus qu’un lointain souvenir.
Alors soit tu ouvres ton armoire, tu attrapes du matériel au vol et tu improvises une activité. Soit tu reprends tes notes de la dernière séance (si tu les trouves / si jamais tu avais effectivement pris des notes) et tu refais pareil, à peu de choses près.
Enchantée, moi c’est Carole. Et voilà bientôt 14 ans que je suis sortie de formation initiale avec mon diplôme de psychomotricienne … en ne sachant rien 👀
C’était une formation 100% psychanalytique dans laquelle j’ai été biberonnée au dialogue tonico-émotionnel, aux angoisses corporelles archaïques, aux fantasmes d’action et à leur analyse à travers les jeux symboliques spontanés de l’enfant. Il fallait “prêter son psychisme” à l’enfant pour qu’il fasse son “étayage psycho-corporel” en s’appuyant sur nos propres fondations toniques.
Évaluer et planifier quoi que ce soit était inenvisageable.
Bref, tu vois le genre ... Et dire que c’est comme ça que j’ai commencé à exercer professionnellement !!! Je considère aujourd’hui ces 3-4 années de perdition comme la phase New Age de mon existence 😅
Quand je me suis retrouvée sur le terrain, avec de vrais patients et surtout de vraies problématiques cliniques, j’ai rapidement déchanté. Et je me suis raccrochée aux seuls repères que j’ai gardé de mes études : mon bagage de kinésithérapeute.
En fac’ de kiné, j’avais appris à faire un bilan et à dérouler une rééducation appropriée. À vérifier à chaque séance l’évolution de mon patient. On m’avait enseigné les différentes pathologies ET les plans de traitements correspondants, en accord avec les données probantes de l’époque.

Quand je me suis réveillée de ma phase New Age, j’ai commencé à m’attaquer à chacune de mes lacunes psychomot. Une par une 😅
J’ai progressivement corrigé le tir à coup de recherches, lectures et formations continuées. Et j’ai réalisé tout ce qu’on ne m’avait pas appris en formation initiale de psychomotricité :
Je me suis fait la promesse de mettre toute mon énergie pour que ça n’arrive plus à aucun étudiant. Ce n’est pas une mission aisée, certes 😅Mais j’y mets tout mon coeur, à la fois dans la haute école où j’enseigne ET sur Internet, avec Pensez Psychomot.
La compilation de mes meilleures ressources pour alimenter ton raisonnement clinique.
Mes plans d’intervention clé-en-main pour chaque fonction psychomotrice.
On passe 3 mois ensemble pour aiguiser tes savoirs-faires psychomot’ ?